• J'ai longtemps hésité à mettre ici les "No one is innocent". La faute à une collaboration que je trouve hasardeuse avec Maurice G Dantec... Je me suis laissé convaincre par certains de leurs partisans et par quelques chroniques à l'occasion de la sortie de leur nouvel album "Drugstore" le 01/02/2011.

     

    Vous pouvez les retrouver sous leur site officiel : link

     

    Un premier extrait de ce groupe, "La  peur" (album "Gazoline" 2007). A l'approche des élections cantonales ... et présidentielles, une interrogation sur le bulletin de vote que l'on utilisera, vote utile? vote contestataire? En tout cas moi aussi je sais pour qui je n'irai pas voter ... je sais même pour qui j'irai voter : le candidat du front de gauche!

     

    Paroles :

     

    Ca va être dur, tu crois,
    Entre untel ou celui-là,
    Mais encore plus que le choix, on a surtout l'embarras.

    On avance, on avance
    Sans savoir où l'on va,
    Par dépit, faut choisir pour contourner le pire.

    Ca va être dur, je crois
    Entre l'utile, le nécessaire,
    Le geste futile ou le doigt contestataire.

    On avance, peur au ventre,
    En toute sécurité,
    Mais si la peur fait bouger, elle fait rarement avancer.

    Si la peur fait bouger, elle fait rarement avancer

    Elle fait rarement avancer

    Si la peur fait bouger, elle fait rarement avancer

    Ca va être dur mais je sais déjà,
    Ceux qui n'auront pas ma voix.
    Ceux qui n'auront pas voix.

    Ca va être dur, tu vois ,
    Le même refrain répété
    Chacun se la joue solo histoire de s'afficher.

    On avance, ça balance,
    C'est l'image avant tout,
    La pensée est en berne quand le discours reste flou.

    Ca va être dur, je vois
    Dans le marc d'un café,
    On n'y voit jamais plus clair que dans la boue des affaires.

    On avance et méfiance
    À l'approche de la date,
    Au vote à réaction dans la dernière ligne droite.

    Si la peur fait bouger, elle fait rarement avancer

    Elle fait rarement avancer

    Si la peur fait bouger, elle fait rarement avancer

    Ca va être dur mais je sais déjà,
    Ceux qui n'auront pas ma voix.
    Ceux qui n'auront pas ma voix

    On avance et méfiance
    À l'approche de la date,
    Au vote à réaction dans la dernière ligne droite.
    Ca va être dur, tu crois,
    Parce qu'au rythme où ça va.
    Ca fait rarement avancer
    Elle fait rarement avancer
    Si la peur fait bouger,
    Elle fait rarement avancer
    Ca va être dur mais je sais déjà
    Ceux qui n'auront pas ma voix
    Ca va être dur mais je sais déjà
    Ceux qui n'auront pas ma voix.
    Ceux qui n'auront pas ma voix.

     

     

     

    Le clip vidéo :

     

     


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  • Deux éléments de l'actualité, liés de façon indirecte me donnent l'occasion de mettre en ligne ici un vieux classique de Téléphone : "Argent trop cher" (album "Au coeur de la nuit" - 1982).

     

     

    Le premier concerne le projet de loi du gouvernement pour lutter contre le surendettement. On connait les dangers du crédit revolving à 20 % pour ceux qui n'ont déjà plus rien! Vouloir limiter les risques de surendettement est a priori une bonne idée ... Seulement voilà, ça n'arrange pas tout le monde et en particulier ceux qui vivent en partie de cela : les organismes financiers! Le lobbying exercé par les banquiers et l'oreille plus qu'attentive du gouvernement vont pourtant sans doute anéantir les effets souhaitables de ce texte ou les retarder alors qu'il y a urgence.

     

    Le deuxième évènement a une portée beaucoup plus large, il s'agit du problème du financement de la dette grecque. Ces derniers jours le marché demandait une rémunération des capitaux prêtés de plus de 10 % à la Grèce pour se refinancer! Là encore, comme pour le crédit revolving, on offre la corde au suicidaire pour lui faciliter sa tâche! Derrière cela on peut toutefois voir la logique recommandée par L'OCDE depuis plus de 20 ans. Je résume brièvement. Dans les pays occidentaux déjà les plus riches, il va être difficile de retrouver de forts taux de croissance. Pour remédier à cela, il faut que le secteur marchand trouve de nouveaux marchés ... en les prenant au secteur non-marchand, la solution est simple! Pour y arriver on supprime petit à petit les crédits dans le service public, la qualité du service est censée baisser, on fait de la publicité là dessus (posséder ou contrôler, de façon directe ou indirecte, les médias est un appui très précieux pour faciliter cette tâche!), et on trouve ainsi des arguments pour rompre le monopole public, on privatise, on créé un secteur concurrentiel ... On a justifié avec cela l'ouverture à la concurrence de tous les services publics en Europe. Mais cela ne leur suffit pas, il y encore des parts de marché à prendre! Alors on attaque avec les grands moyens! Il y a urgence à sauver le système capitaliste! Une opportunité est arrivée : la crise financière mondiale provoquée par les sub-primes américains (on pourrait se demander en quoi elle a été favorisée ou orchestrée pour aboutir à la suite, mais cela n'est pas le sujet du jour). Crise économique et crise sociale en ont découlé. Les Etats ont du compenser les lacunes de notre système économique commun, combler les trous, ceux des banques d'abord bien sur ... puis les déficits publics. Déficits publics creusés non seulement par la crise, mais aussi par des politiques fiscales qui vont souvent dans le même sens en Europe : baisser les impôts des plus riches, pour les inciter à rester au pays. Et que va-t-on imposer aux pays qui ont de gros déficits publics comme la Grèce, puis le Portugal .... ? Diminuer la dépense publique! Je traduis : diminuer le nombre de fonctionnaires de façon drastique, ou diminuer leur salaire ... Bingo! De nouveaux marchés vont apparaître pour le privé! Et tant pis si le service n'est plus public mais payant et injuste!

     

    Argent trop cher oui, surtout pour les pauvres gens!

     

    J'avais dit pas de bla bla ici, j'ai trop écrit! Place à la musique!

     

    Vidéo clip  :

     

    Une vidéo en live :

     

     

    Les paroles :

     

    "Prenez un enfant
    et faites-en un roi
    couvrez-le d'or et de diamants
    cachez-vous en attendant
    vous n'attendrez pas longtemps
    les vautours tournent autour
    de l'enfant.

    Le blé a les dents acérées
    et les hyènes vont le dévorer
    le môme deviendra banquier
    ou le môme sera lessivé, lessivé.

    Je dis :

    Argent, trop cher,
    trop grand
    la vie n'a pas de prix !
    Argent, trop cher,
    trop grand
    la vie n'a pas de prix !

    Prends ton meilleur ami,
    fais-en un ennemi
    je t'achète et je te vends
    vautré dans le coma
    du commun des mortels
    mon pote, t'es comme un rat
    t'es commun, c'est mortel
    les vautours tournent autour
    toujours.

    Criez NON à l'esclavage
    payez-leur
    de nouvelles cages
    faites installer des péages
    là où commence la rage,
    la rage.

    Je dis :

    Argent, trop cher,
    trop grand
    la vie n'a pas de prix !

    Argent, trop cher,
    trop grand
    la vie n'a pas de prix !

    Un compte bloqué
    l'autre à découvert
    maintenant, banque!

    Les vautours tournent autour
    de nous maintenant.

    Tu en as, tu n'en as pas
    Tu n'as pas vraiment le choix
    Un mur de briques devant toi
    Il est temps, dépense-toi
    Dépense-toi

    Argent, trop cher,
    trop grand
    la vie n'a pas de prix !

    Argent, trop cher,
    trop grand
    la vie n'a pas de prix !"

     

     

    Le son par Deezer :

     


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  • Dans la catégorie des grands classiques, "Antisocial" de Trust (extrait de l'album "Répression" en 1980)


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  • Le groupe américain fabricant des composants électroniques vient d'annoncer son plan de licenciement. Encore une très belle illustration des conséquences de la mondialisation à outranc et du capitalisme financier. Et de nouveau des gens, jeunes et moins jeunes qui vont en subir les conséquences! Ce n'est pas nouveau!

    L'occasion de reécouter un titre de Trust "Le sauvage", qui dénonçait déjà en 1981 (album "Marche ou crève) les travers du système capitaliste qui écrase les travailleurs, les broie et les rejette comme des malpropres quand ils ne sont plus utiles.

    « Putain de vie, putain de terre
    Maudit soit le jour où j'ai vu l'enfer
    C'était le sauvage c'était mon frère
    Les gens le toisaient d'un drôle d'air
    Trente ans de labeur avaient fait monter sa rancoeur
    Trente ans de chaînes, chacun sa veine

    Voyez le sauvage qui n'a plus d'âge
    Il est vidé, lourdé, trop vieux
    Sans dire un mot il encaissait… »

     





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  • Quand on parle d'engagement politique dans des chansons, on ne peut pas oublier Noir Désir!

    "Je suis un militant quotidien
    De l'inhumanité
    Et puis des profits immédiats
    Et puis des faveurs des médias
    Moi je suis riche très riche
    j'fais dans l'immobilier
    je sais faire des affaires
    Y'en a qui peuvent payer"



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